Le site d'information du commandement de la gendarmerie pour la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna

SANTE

   
ETABLISSEMENTS
SERVICES MÉDICAUX MILITAIRES
Il ne s'agit que de soins externes.

DIRECTION INTERARMÉES DU SERVICE DE SANTÉ (DIASS)

Pour toute question relative aux modalités de prise en charge des soins et hospitalisations, des renseignements précis peuvent être obtenus au numéro suivant :

Tél. 29.24.90

 

CENTRE DE CONSULTATIONS INTERARMÉES (CCIA)

Tél. 24.28.69 ou 24.28.70
Le CCIA se trouve sur l'îlot Santé de la Pointe de l'Artillerie et regroupe tous les services médicaux des différentes unités implantées sur Nouméa (Terre, Air, Marine et Gendarmerie).
Du lundi au vendredi, les personnels militaires et leurs familles peuvent consulter les médecins du centre. Les consultations et les soins réservés aux familles ne sont assurés que sur rendez-vous.
En dehors des heures et des jours ouvrables, un médecin de permanence traite les urgences au CCIA.
Aucune visite à domicile ne peut être effectuée par les médecins du centre.

KOUMAC : Standard 47.74.00

Médecin-chef du GSMA 47.74.06

BOURAI : Standard 44.74.29

Médecin-chef de garnison au camp de NANDAÏ 44.74.07

PLUM : Standard 43.71.71

Médecin-chef de garnison au camp de PLUM 43.70.92

TONTOUTA : Standard 41.06.00

Médecin-chef de la base aéronavale 41.05.69

SERVICES MEDICAUX CIVILS

Depuis la mise en application du RUAMM, les patients doivent tous faire l'avance des frais, sauf hospitalisation de plus de 11 jours. Le remboursement est ensuite effectué par la CAFAT.

Seuls les militaires blessés en service en sont dispensés ; la DIASS prenant alors les frais à sa charge.

NB :

En raison de l'absence sur le territoire de certains services spécialisés (neurologie par exemple), et de l'impossibilité d'y réaliser certains examen complémentaires particuliers (IRM, ...), il est vivement conseillé de terminer tout bilna en cours AVANT de quitter la métropole.

Par ailleurs, lorsque ces consultations et examens s'avérent indispensables, il n'y a pas d'autre recours que l'évacuation sanitaire sur l'Australie, le transport apr voie aérienne pouvant être à la charge du patient dès lors que l'EVASAN n'est pas décidée en cours d'hospitalisation.

 

Généralités :
Outre la présence d'établissements hospitaliers privés ou publics, le Territoire est divisé en circonscriptions médicales équipées en dispensaires. Le taux de médicalisation est de 1 généraliste pour 1049 habitants.
Secteur public conventionné :

NOUMEA:

  • HOPITAL G. BOURRET 256666
    Situé avenue Paul DOUMER, il est doté de nombreux services médicaux et chirurgicaux ainsi que d'un service d'urgence 24h/24.
  • HOPITAL DE MAGENTA 256666
    Spécialisé en néonatalogie, gynécologie, pédiatrie.
  • CENTRE HOSPITALIER SPECIALISE DE NOUVILLE 24.36.36
    Spécialisé en psychiatrie.

AUTRES VILLES :

  • CENTRE HOSPITALIER PROVINCIAL DE KOUMAC 42.65.00
  • CENTRE HOSPITALIER DE POINDIMIE 42.71.44
Secteur privé :
  • CLINIQUE DE LA BAIE DES CITRONS 261866
  • CLINIQUE MAGNIN 246200
  • POLYCLINIQUE ANSE VATA 261422
   
COUVERTURE SOCIALE
RUAMM :

L'insertion de nouveaux articles du code de la sécurité sociale a légalisé et étendu le régime de protection sociale calédonien au profit des agents de l'Etat et des militaires exerçant leur activité en Nouvelle-Calédonie pour une durée supérieure à six mois.


Ce dispositif est rendu applicable à compter du 1 e novembre 2002 à tous les militaires de la gendarmerie affectés en Nouvelle-Calédonie ou en instance de mutation sur ce territoire.
Aux termes de ces dispositions, les intéressés ainsi que leurs ayants droit devront obligatoirement être immatriculés et affiliés au régime unifié d'assurance maladie - maternité (RUAMM) géré par la caisse de compensation des prestations familiales, des accidents du travail et de prévoyance des travailleurs (CAFAT).
Ainsi, sous réserve d'une cotisation au taux de 3,85% prélevée directement sur l'ensemble de leur rémunération [(assiette de cotisations plafonnée à 378 000 francs CFP mensuels (soit 3167,64 euros)], ces personnels et leurs ayants droit bénéficieront au titre de l'assurance maladie - maternité, des prestations en nature versées par la CAFAT selon le barème calédonien.


Si les ayants droit sont restés en métropole (ou dans un territoire d'outremer), ces derniers bénéficieront, au titre de l'accord de coordination, des prestations métropolitaines servies par la CNMSS et remboursées à celle-ci par la CAFAT.

REMBOURSEMENTS :

Les remboursements se font à hauteur de 40 % des frais de maladie courants. Il est donc impératif de souscrire une mutuelle complémentaire (Mutuelle Nationale Militaire, Caisse Nationale du Gendarme). Les fonctionnaires et ouvriers d'Etats ont aussi la faculté de cotiser auprès de la mutuelle locale des fonctionnaires qui couvre les 60 % de remboursements complémentaires.


L'assuré social adhérant au RUAMM doit déclarer sans délai auprès de son centre administratif de proximité les membres de sa famille devant être couverts par le régime qu'ils résident en Nouvelle-Calédonie ou en France métropolitaine. Les formulaires d'inscription doivent être retirés auprès des services administratifs. Pour pouvoir remplir rapidement ces documents, il est recommandé de se munir au départ de métropole des pièces suivantes

  • photocopie du livret de famille
  • un extrait d'acte de naissance, avec mentions marginales, datée de - de 3 mois pour chacun des concubins
  • un certificat de scolarité pour les enfants de 18 à 21 ans,

Attention : Les frais d'évacuations sanitaires vers l'Australie ou la métropole pour les accidents ou les affections non imputables au service pour les militaires ou pour les familles ne sont pas pris en charge par le service de santé des armées ni par les mutuelles. La souscription d'une assurance complémentaire, visant à couvrir les frais d'une évacuation ou d'un rapatriement sanitaire, est vivement conseillée.

ETABLISSEMENTS CONVENTIONNES PAR LA DIRECTION INTERARMEES DU SERVICE DE SANTE :
  • Centre Hospitalier Territorial G. BOURRET de Nouméa et son annexe de Magenta (25.66.66)
  • Centre Hospitalier Spécialisé de Nouville (24.36.36)
  • Institut Pasteur de Nouméa (27.26.66)

ETABLISSEMENTS DIRECTEMENT CONVENTIONNES AUPRES DES MUTUELLES :
Le fait d'adhérer à une mutuelle vous permet de bénéficier du libre choix de l'établissement de soins ou du praticien pour toute affection non imputable au service.
Un certain nombre de conventions lient certaines mutuelles et établissements de Nouméa, offrant ainsi aux adhérents le bénéfice du Tiers payant.
La Mutuelle Nationale Militaire est conventionnée avec la Clinique de la Baie des Citrons, la Clinique Magnin, la polyclinique de l'Anse Vata, la Mutuelle Optique de la Société "Le Nickel", le laboratoire de biologie médicale de l'Alma, l'Institut Pasteur, le centre de radiologie et d'échographie (rue de Verdun), le cabinet de radiologie Bartoli à Nouméa.
La Caisse Nationale du Gendarme est liée par convention à la Clinique de la Baie des Citrons.
Toutes les pharmacies du Territoire adhérentes au syndicat des pharmaciens de Nouvelle-Calédonie (sur présentation des cartes Mutuelle et DIASS) sont conventionnées. (d'autres conventions peuvent exister ou sont en cours de réalisation, renseignez-vous rapidement auprès de votre mutuelle pour en obtenir la liste actualisée).
AUTRES ETABLISSEMENTS ET PRATICIENS LIBERAUX :
Comme en métropole, si vous n'êtes pas traité pour un accident ou une affection contractés en service, votre mutuelle vous remboursera tout ou partie des frais que vous aurez à avancer auprès du praticien de votre choix.
TAUX DE PRISE EN CHARGE :
Les taux de prise en charge varient selon les mutuelles et les actes pratiqués. Il convient de prendre contact avec vos sections mutualistes avant le départ pour plus de renseignements.
Attention : certains actes en série devant faire l'objet d'une entente préalable, comme les prothèses dentaires, les séances d'orthodontie, d'orthoptie, d'orthophonie, de kinésithérapie,..., sont remboursés par vos mutuelles sur la base du tarif métropolitain, le tarif local est parfois largement supérieur.
SEJOURS LINGUISTIQUES DANS LE PACIFIQUE :
Aucune convention "Tiers payant" n'existant avec les différents pays du pacifique, il est vivement conseillé de souscrire un contrat d'assistance auprès d'organismes spécialisés (Compagnies d'assurance, compagnies bancaires...). Les dépenses de soins engagées durant ces séjours sont à avancer par les patients, les mutuelles ne remboursant qu'à posteriori selon les mêmes conditions que celles applicables en Nouvelle-Calédonie. En règle générale, les mutuelles ne prennent pas en charge les frais de rapatriements.
VISITEURS :
Prévenez vos familles ou amis venant pour des vacances sur le territoire que leur couvertures sociales et médicales ne sont assurées. La souscription d'un contrat d'assurance prenant en charge les frais médicaux et le rapatriement vers la Métropole est vivement conseillée.
CARTE D'ASSUREE SOCIAL :

Votre carte d'assuré social est un justificatif de droits pour vous-même et vos bénéficiaires.
Lorsque vous êtes immatriculé à la CAFAT, une carte d'assuré social vous est délivrée. Cette carte est renouvelée chaque année à compter du 1er avril, à l'exception des assurés volontaires et des travailleurs indépendants dont la carte est trimestrielle.
Elle porte votre nom et ceux de vos bénéficiaires éventuels (conjoint, concubin, enfants ou ascendants qui sont à votre charge), ainsi que la période pendant laquelle vos droits à la couverture sociale sont ouverts.


La carte d'assuré social doit rester en votre possession. Présentez-la systématiquement au professionnel de santé que vous consultez (médecin, pharmacien, etc), pour faire valoir votre qualité d'assuré et bénéficier, sous certaines conditions, du tiers payant : la part prise en charge par la CAFAT sera directement réglée par la Caisse.


II est nécessaire d'avoir une carte d'assuré à jour. Vous devez pour cela signaler tout changement dans votre situation ou celle de vos bénéficiaires : changement de nom, de la composition familiale, d'adresse...
Si vous avez un enfant à charge de plus de 18 ans, pensez à fournir un certificat de scolarité.
Après quelques jours, une nouvelle carte vous sera adressée.


   
MUTUELLE NATIONALE MILITAIRE
Couverture médicale des adhérents mutuelle nationale militaire section Marseille de Nouvelle-Calédonie lors des permissions à l'étranger :
Pour l'étranger, Union Européenne comprise, la couverture sociale est assurée par la Mutuelle dans les mêmes conditions (Nouvelle-Calédonie (catégorie « B »).
Démarches à effectuer pour la prise charge des frais médicaux :
  • En cas d'accident ou soins inopinés à l'étranger dans le cadre de permissions, aucune démarche particulière : Utiliser les feuilles de soins Mutuelle Nationale Militaire pour demander le remboursement des soins. IMPORTANT : La M.N.M. ne participe pas aux frais d'évacuation sanitaire.
  • Lors de permissions prises en fin de séjour dans le cadre du retour définitif en métropole et non considéré en Congé de fin de Campagne :
    Idem jusqu'à la fin du commencé, car le premier du mois suivant, l'adhérent sera reclassé en catégorie «A».
  • Au cours du CFC.
      • Si le CFC est pris officiellement sur le Territoire, l'adhérent est automatique maintenu en catégorie «B» : mêmes démarches que lors du séjour.
      • Si le CFC est pris en Métropole ou dans un pays de L'UNION Européenne (U. E), l'adhérent est reclassé en catégorie «A». II bénéficie de la CNMSS (ou autre caisse pour l'épouse), à qui il doit demander un imprimé E111 pour un séjour dans un des pays de l'U.E. Notre remboursement intervenant par la suite comme en Métropole.
      • Si le CFC est pris dans un pays étranger hors Union Européenne notre adhérent est reclassé automatiquement en catégorie «A». Il bénéficie de la CNMSS (ou autre caisse pour l'épouse) uniquement pour les soins inopinés. Pas de reclassement en catégorie «B». Prendre dans ce cas une assurance complémentaire.
  • Si l'adhérent laisse sur le Territoire un des membres de sa famille (fin d'études ou fin de carrière imminente), il doit demander sa prolongation volontaire en catégorie «B». Il sera lui-même bénéficiaire de la sécurité sociale pour les soins en Métropole.
 
 
DANGERS PARTICULIERS
Au point de vue sanitaire la Nouvelle-Calédonie est une terre favorisée. Le climat y est sain. La fièvre jaune et le paludisme sont inconnus. Les moustiques sont nombreux, ils transmettent parfois la dengue. La pathologie rencontrée est donc de type européen. Une de ces caractéristiques cependant, est l'existence des accidents liés aux loisirs offerts par la mer, exposition au soleil, baignades, plongée...

ATTENTION EN PARTICULIER :

  • Aux effets des radiations solaires : coups de soleil, mais parfois brûlures graves` et aussi redoutables « coups de chaleur » chez les enfants en bas âge,
  • Il faut également signaler que, comme partout outre-mer, il faut porter une attention particulière aux diarrhées des nourrissons et des enfants du premier âge qui peuvent, sans soins appropriés, se compliquer et devenir des syndromes toxiques gravissimes.
  • Quelques risques, liés à la flore et à la faune locale peuvent également être mentionnés (ils sont précisés infra), mais restent modestes en comparaison d'autres contrées tropicales ou équatoriales.
   
ANIMAUX VENIMEUX
 

Peu d'animaux dangereux sont répertoriés en Nouvelle-Calédonie. Leur piqûre ou morsure est souvent trés douloureuse, mais rarement mortelle. Un minimum de précaution doit être pris systématiquement :

  1. porter des sandales spéciales sur les platiers et les récifs, voire sur certaines plages ;
  2. ne jamais toucher à main nue les coraux, les rochers, les poissons et coquillages ;
  3. à terre, éviter de retourner les pierres et rochers où se logent les scolopendres, ou le faire avec beaucoup de précaution, car ces insectes sont d'une grande vivacité et utilisent leurs crochets dés qu'ils se sentent menacés.

Conduite à tenir dans la plupart des cas :

  • Rester au repos
  • Désinfecter la plaie
  • Plonger la blessure 30 minutes dans l'eau à 50° (le venin des insectes et de certains poissons et coquillages est neutralisé par la chaleur)
  • Consulter rapidement un médecin
ANIMAUX TERRESTRES :
Scorpion :
Le scorpion de Nouvelle-Calédonie est de petite taille. Vivant sous les écorces d'arbres et les troncs pourris, sa piqure peut être assimilée à celle d'une guêpe, sans plus.
Scolopendre :

Les scolopendres sont présents partout en Nouvelle-Calédonie, y compris en ville. Vifs et rapides, ils utilisent systématiquement leur crochets à venin dès qu'ils se sentent menacés, ce qui provoque chez la victime une vive douleur, et parfois même des complications nécessitant une hospitalisation.

Simulies :
Sortes de moucherons, rare en zone urbaine, ils se rencontrent parfois en nuée, ce qui rend leurs piqûres particuliérement désagréables. Ils se montrent peu sensibles aux répulsifs habituels, et ne sont pas arrêtés par les moustiquaires.
Araignées :

La veuve noire existe en Nouvelle-Calédonie, mais reste discrète et peu agressive. D'autres araignées possèdent un appareil à venin, mais leur morsure n'a que peu de conséquences.

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Fourmis électriques :
Les fourmis electriques ont fait leur apparition sur l'île il y a une quinzaine d'années. Sa colonisation a parfois poussé l'homme a abandonner des cultures, de caféiés notamment. Il s'agit de fourmis minuscules, visibles sur les troncs et les branchages. Leurs piqûres sont irritantes, d'autant qu'elles se produisent parfois en nombre, et continuent tant que vous étes dans leur secteur de présence. Le répulsif à moustique les éloigne, mais il faut renouveller souvent l'application.
Gecko :
Il existe douze espèces de ce gros lézard nocturne sur l'île. Il peut mordre s'il est dérangé.
Rats :
Il est présent partout en Nouvelle-Calédonie. Trés fréquent dans certains gites, il sévit surtout comme pilleur de vivres.
 
ANIMAUX MARINS :
Raie venimeuse :

Le dard à l'extrémité de la queue de la raie provoque une forte douleur et peut atteindre un tendon ou une articualtion. Ce poisson se rencontre parfois en bord de plage

.

Tricot rayé :
Les tricots rayés sont des serpents marins trés fréquents mais peu agressifs. Leur morsure est douloureuse et nécessite une évacuation rapide vers un centre de réanimation. Elle peut également s'avérer mortelle.
Méduses et physalies :

1- RAPPEL ZOOLOGIQUE ET TOXYCOLOGIQUE

Les méduses sont fréqentes dans les eaux du lagon durant la saison chaude, même si on ne les remarque pas souvent. Leurs tentacules urticants provoquent des picotements, voire quelques brûlures.

Les physalies, plus petites, à la cloche bleutée et aux longs tentacules bleus électriques provoquent quant à elles de vives sensations de brûlures, suivies de lacérations rouges et de lésions cutanées pouvant s'infecter.

2– TRAITEMENT

Le premier traitement consiste à mettre du vinaigre pour inactiver l’action des cellules urticantes, mais un léger picotement est facilement apaisé par un rinçage à l’eau fraîche et une crème adoucissante, comme un après-soleil.
Si la réaction urticante est plus importante (rougeur, voire cloques), il faut la traiter comme une brûlure et la soigner avec une crème anti-brûlure. Il faut bien sûr se mettre à l’abri du soleil. Un chiffon ou un gant imbibé d’eau fraîche est utile pour isoler la brûlure de l’environnement.
Enfin, certaines méduses peuvent provoquer une réaction générale avec des nausées, voire des maux de tête, une à deux heures après le contact. Il faut consulter un médecin, un traitement antihistaminique est envisageable.

Cône :

1- RAPPEL ZOOLOGIQUE ET TOXYCOLOGIQUE

- Certains cônes du Pacifique sont dangereux, voire mortels (suivant la localisation).

Par ordre de gravité décroissante, citons :

- Cônes géographus
- Cônes textiles
- Cônes marmoreus
- Cônes aulicus
- Cônes tulipa.

L’inoculation de venin se fait par un dard en forme de harpon qui reste planté dans la plaie après injection.

 

 

2 –SYMPTOMATOLOGIE DE LA PIQURE

La plaie s’envenime immédiatement. Très douloureuse, elle s’oedématie tandis qu’un engourdissement gagne le membre atteint. Des signes généraux importants apparaissent :

  • Digestifs : vomissements.
  • Cardio-vasculaires : tachycardie
    Nerveux, avec :
    • dysphagie, dysarthrie
    • Hypersalivation, larmoiement
    • Incoordination motrice avec angoisse.


La mort peut survenir par paralysie respiratoire (en cas de piqûre dans la moitié supérieure du corps par cône géographe ou textile).

3 – TRAITEMENT

CONSULTER UN MEDECIN AU PLUS VITE

1. Localement :

Extraction de l’aiguillon et désinfection.

2. Cryothérapie (1/2 h) :

Suivie d’immersion dans l’eau chaude à 60 ° (3/4 H).

3. Dès l’apparition de signes généraux :

Administration IV ou IM d’un dérivé cortisonique (4 à 20 mg de soludécadron) est recommandée.

4. Evacuation :

Sur un centre hospitalier si les troubles cardiaques ou respiratoires se maintiennent ou s’aggravent. en cas de paralysie, il est possible de pratiquer un massage cardiaque et une respiration artificielle.

4 –PROPHYLAXIE

Eviter de saisir à main nue, le coquillage par la face inférieure. Ne pas le glisser vivant contre soi (poche de short ou maillot de bain).

 

Anémones :
Plus souvent connues sous le nom de « chou-fleur », les anémones s‘épanouissent sur les fonds sableux et se rétractent lorsqu’elles sont dérangées.
Leur contact provoque de vives brûlures que l’on soigne comme celles des méduses

Oursins :
Le désagrément des piqûres d'oursin provient du fait que les épines se cassent et se logent sous la peau, ce qui peut provoquer une infection.
Corail et coquillages :
1 – SYMPTOMATOLOGIE

La blessure ou coupure par coraux (madréporaires) est la conséquence d’un contact, d’un frottement ou d’un appui sur les madréporaires, parfois même d’un heurt. Elle met toujours beaucoup de temps à guérir. Il existe une disproportion entre le caractère bénin de la lésion initiale (une rhagade) et l’impotence qui peut en résulter.
Dans le meilleur des cas, lorsque les soins sont immédiats et que la victime jouit d’un excellent état général, la cicatrisation ne survient qu’au bout de 15 jours à 3 semaines.
Souvent malgré les soins, des complications infectieuses peuvent s’observer : lymphangite, cellulite, adénite, suppuration.
Dans un autre cas, la plaie évolue selon un mode torpide vers la chronicité.

2 – TRAITEMENT

1. Bien débarrasser ces blessures de toute particule étrangère (sable corallien) par un brossage soigneux de la plaie. Désinfecter. On peut verser sur la plaie du jus de citron vert qui fait merveille dans certains cas.

2. Pour calmer l’inflammation, conséquence de la réaction aux cnidoblastes (cellules urticantes à venin), on applique des compresses imbibées de sérum physiologique discrètement alcoolisé.


Erythromycine en cas de surinfection (streptocoques).

Si les lésions sont étendues, traiter par cryothérapie (glace).


3 – PROPHYLAXIE

Pour les plongeurs, port de tenue en néoprène, avec gants et chaussures.
Pour ceux qui marchent sur le platier à marée basse, le port de chaussures à forte semelle est une bonne précaution.

Poisson pierre (SYNANCEE) :


1 – RAPPEL ECOLOGIQUE ET TOXICOLOGIQUE

Le poisson pierre ou synancee (NOHU en Tahitien) fait partie des SCORPAENIDAE (où l’on range les rascasses).
Immobile comme la pierre, il vit enterré dans le sable des lagons et prend la teinte du milieu ambiant, se confondant facilement avec des fragments de coraux morts. Il est doté de 13 épines dorsales dangereuses. Chacune d’elle, courte, à demi enfouie dans un bourrelet de chair, est munie de deux cannelures dans lesquelles cheminent les canaux excréteurs de glandes venimeuses. Le venin, détruits par la chaleur, a une nature chimique assez voisine de celle du venin de cobra.


2 – SYMPTOMATOLOGIE DE L’ENVENIMATION

La piqûre entraîne instantanément une douleur locale atroce, gagnant très vite le reste du corps et provoquant assez souvent l’état syncopal.

L'état général est bien vite touché : frissons, sueurs froides, nausées et vomissements.

L’évolution peut se faire :
- vers la nécrose avec escarre et sillon d’élimination.
- ou, par la suite de l’infection secondaire, vers l’abcès et le phlegmon.

Si la piqûre se fait directement dans la circulation sanguine, les signes généraux relèguent au second plan les signes locaux.

De 1964 à 1981, la Polynésie Française n’a enregistré aucun cas mortel.

En Australie, les piqûres de Synancées entraînent la mort dans 25 % des cas :
- soit en quelques heures,
- soit après une phase de rémission (probablement après une complication de type septicémique).

3 – TRAITEMENT

Local, immédiat :

  • Dès la sortie de l’eau, on pose un garrot modérément serré entre la plaie et la racine du membre.
  • On procède à une succion énergique de la plaie (l’aspiration du venin étant sans danger).
  • On place le membre dans l’eau glacée environ une ½ heure, puis dans une eau aux alentour de 60 ° C (la toxine étant détruite par une température de 50°C) pendant une heure.
  • A l’eau de bain, on ajoutera un antiseptique (permanganate de potassium à 4 %, Dakin, dérivé mercuriel ou eau de javel).


Local, précoce :

des injections traçantes de Xylocaïne à 2 % ou de Chlorhydrate d’Emétine à 6 % (60 mg). Ceux ci administrés de façon précoce, atténuent la douleur, limitent l’œdème et préviennent la nécrose.

Général :

Administration IM ou IV de 2 ml pour (1 à 2 piqûres visibles) de venin antivenimeux spécifique (Stonefish Antivenomous) des Commonwealth Laboratories de MELBOURNE ;
Le sérum peut être injecté localement (en SC) mais dans le ¼ h qui suit la piqûre.
L’antibio-corticothérapie générale sera prescrite dès le lendemain s’il apparaît une surinfection avec aspect phlegmoneux.
La corticothérapie (25 mg/kg), renouvelable toutes les six heurs, permet en outre de lutter contre le choc en évitant le recours aux analeptiques cardio-vasculaires. Cela ne sera réalisé qu’en milieu hospitalier (où la réanimation peut être instituée dès l’apparition de symptômes graves.

4– PROPHYLAXIE

  • Port de sandales en matière plastique pour les baigneurs, ou mieux, de pataugas pour ceux qui marchent en eau peu profonde.
  • Port de gants et de chaussons en néoprène (renforçant les palmes) pour les plongeurs.

 

Acanthaster Planci :
1 – RAPPEL ZOOLOGIQUE ET ECOLOGIQUE

Cette étoile de mer (embranchement de Echinodermes) appelée encore "coussin de belle-mère" ou Taramea en Tahitien, recouvre les coraux vivants. Cet animal, à nombreux bras (14 à 16), est recouvert de piquants bruns, souples et très cassants. Particulièrement dangereux, cet animal peut infliger de cruelles blessures.
Sa précence est indiquée par des plaques blanchâtres sur les coraux qu’il a détruits et digérés. En cherchant, on découvre alors l’étoile de mer dans un périmètre assez restreint.


2 – SYMPTOMATOLOGIE

1. Signes locaux.

Localement, le venin entraîne une douleur et une inflammation importante avec lymphangite, parfois nécrose de la région environnant la piqure.

2. Signes généraux.

Malaises, paralysie temporaire du membre atteint.

3 – TRAITEMENT

1. Traitement Pouamotu

Les polynésiens retournent la bête et appliquent sur la plaie la face ventrale garnie de ventouses qui aspirent les fragments de piquants et le venin. Mais il y a risque de se faire piquer davantage.

2. Traitement classique

. Pommades analgésique et antihistaminique (ACTIDILON par exemple).
. Traitement symptomatique.

4– PROPHYLAXIE

Port de chaussures fermées et de gants chez le plongeur et le nageur.

Actinodendron :
Echynoderme en forme de chou-fleur, de couleur marron, provoque de vives douleurs au toucher. 
PIQURE DE POISSON DE FEU (PTEROIS)

1 – RAPPEL ECOLOGIQUE ET TOXICOLOGIQUE

Le PTEROIS (Volitans, antennata, radiata) fait partie des scorpaenidae ou rascasses.
C’est un poisson de corail qui se rencontre sur la pente extérieure de l’atoll, surtout dans les trous sombre.
Il est accroché au plafond des grottes et ne sort que la nuit.
Le plus commun est le Ptérois antennata (tatareihau). De couleurs très attrayantes, il possède des nageoires très développées, avec de longs filaments et 12 à 13 épines dorsales venimeuses.
Le venin, injecté par piqûre au contact, ressemble à celui du cobra.


2 – SYMPTOMATOLOGIE DE L’ENVENIMATION

1. SIGNES LOCAUX

  • Piqûre immédiatement douloureuse et brûlante, irradiant à tout le membre blessé.
  • A partir de la zone blessée, livide, s’étend un œdème important.
    Nécrose locale fréquente.
  • Engourdissement extensif de la région.
  • Paresthésies.

2. SIGNES GENERAUX

  • Vertiges, asthénie, choc fréquent, hypothermie, sueurs froides, cyanose.
  • Bradycardie, défaillance respiratoire fréquente.


3 – TRAITEMENT

  • Lavage à l’eau chaude pour détruire la toxine.
  • Injection de 10 cc de gluconate de calcium en IV
  • Perfusion de 250 cc de sérum glucosé à 5 %
  • Injection intramusculaire d’une ampoule de 5 cc dosée à 400 mg de Néprobamate (Equanil).

4 – PROPHYLAXIE

  • Regarder mais ne pas toucher.
  • Port de gants pour les plongeurs.
Requins :
Bien que les requins soient répandus en Nouvelle-Calédonie, au niveau de la barrière de corail, les accidents qui leur sont imputables sont trés rares, et presque toujours dus à des chasseurs imprudents qui conservent les poissons harponnés accrochés à leur ceinture.
   
PLANTES DANGEREUSES  

Peu de plantes dangereuses existent en Nouvelle-Calédonie. Il est possible de mentionner le "goudronnier", apparenté au manguier, mais dont la sève noircit à l'air libre. Cette dernière peut provoquer au contact de la peau des brûlures oedémateuses. Les feuilles, en tombant dans l'eau, peuvent également "contaminer" un creek et interdire la baignade pour les personnes les plus sensibles.

Il existe également quelques plantes coupantes, comme"l'herbe à rasoir", qui provoquent des écorchures dès qu'on les effleure.

 
   

CIGUATERA

(LA GRATTE)


1- EPIDEMIOLOGIE DU PHENOMENE

La CIGUATERA, la forme la plus répandue de l’Ichtyosarcotoxisme, est susceptible d’être produite par plus de 400 espèces de poissons dont les poissons chirurgiens, mérous, poissons-perroquets, perches de mer, carangues.
Les épaves, les mouillages de navires, les aménagements portuaires et tout ce qui entraîne une perturbation du biotope corallien, déclenchent soit :
- l’apparition du phénomène dans une île vierge,
- le recommencement du cycle pour une île déjà touchée.

2 – TABLEAU CLINIQUE

Premiers symptômes :

Ils apparaissent de 20 mn à 20 h après l’ingestion. ce sont des dysesthésies : picotements des lèvres, de la langue, du nez, des paupières, fourmillements aux extrémités des membres.

Période d’état :

Troubles digestifs peu caractéristiques.
Troubles cardio-vasculaires :
- pouls entre 35 et 50 pulsations/minutes,
- abaissement de la TA,
- troubles de la conduction auriculo-ventriculaire.

Mais surtout : hyperesthésies douloureuses au froid :
- de la paume des mains,
- de la plante des pieds,
- de la muqueuse buccale.

Prurit de la paume des mains et de la plante des pieds (« gratte »)
Parfois : rash érythémateux.
Troubles moteurs : allant de la grande fatigabilité des membres inférieurs à la grande ataxie locomotrice.
Mydriase oculaire.

Le diagnostic :

Repose sur l’interrogatoire (ingestion de poisson ou fruits de mer) et sur la triade :
- hyperesthésie douloureuse au froid,
- bradycardie,
- mydriase.

3 – TRAITEMENT

1. Contre les troubles digestifs :

Antispasmodiques (Imodium, 2 gélules immédiatement et une autre gélules immédiatement et une autre gélule à chaque nouvelle selle non moulée).

2. Si déshydratation avec menace de choc :

Administration en perfusion de 1 à 3 flacons de Plasmion ou Plasmagel, suivant l’état du malade.

3. Pour les troubles neurologiques :

- Soit calcium forte Sandoz, 2 à 3 comprimés par jour.
-,Glucoheptonate de Ca en perfusion (2 g / jour )

4. Pour les manifestations prurigineuses :

Antihistaminiques de synthèse : DIMEGAN.

5. Pour les troubles cardio-vasculaires :

L’ATROPINE : -En S.C 0,25 mg à renouveler toutes les ½ heure, jusqu’à ce que le pouls dépasse 60 pulsations /minute, puis toutes les heures.
-Ou en I.V. ( perfusion ).

4 –PROPHYLAXIE

-Lorsque cela est possible, pratiquer le « test chat » en faisant ingérer la veille, par un chaton, un morceau de poisson que l’on se propose de manger.

-Se méfier des gros poissons ichtyophages.

-Eviter de consommer les viscères et les œufs de poissons.

-Ne pas manger une seule sorte de poisson au cours d’un même repas et éviter de consommer la même espèce au cours de repas successifs ( effet de sommation ).

-A la suite d’une Ciguatera, attendre plusieurs semaine avant d’absorber de nouveau du poisson, quel qu’il soit.

 



 

DENGUE

Aedes aegypti

QU'EST CE QUE LA DENGUE ?

Maladie virale (4 types de virus en cause) transmise par les moustiques femelles du genre Aedes.
- un moustique piquant une personne contaminée :
- devient infectant 10 jours plus tard et ce pour toute sa vie (entre 3 semaines et 3 mois).
- peut donner naissance à des moustiques contaminés.
- le moustique se déplace dans un petit rayon : 50 à 200 mètres.
- la femelle pond environ 100 oeufs dans n'importe quelle collection d'eau stagnante, oeufs pouvant résister plusieurs mois en milieu extérieur.
- les piqûres peuvent avoir lieu à n'importe quel moment de la journée et de la nuit.

SIGNES CLINIQUES
1 - Evolution classique.
- incubation entre 5 et 8 jours (temps entre le piqûre infectante et le début de la maladie)
- frissons, fièvre à 39°, 40° d'apparition brutale (en 2 à 6 heures).
- douleurs articulaires et du dos, courbatures.
- maux de tête.
- troubles digestifs.
- apparition de tâches rouges au 5ème et 6ème jour.

2 - Evolution grave de certaines formes hémorragiques.

MOYENS DE PREVENTION

1- Chasse permanente aux gîtes domestiques et péri-domestiques car TOUTE EAU STAGNANTE POLLUEE OU NON POLLUEE peut abriter des milliers de larves de moustiques.
- éviter tous les réservoirs d'eau inutiles autour des maisons (vieux récipients, pneus, coquillages, noix de coco ouvertes...)
- changer l'eau des vases trois fois par semaine.
- recouvrir les réserves d'eau propre.
- nettoyer les fosses septiques, supprimer toute stagnation et couvrir avec un grillage moustiquaire.
- fûts et récipients : à vider, retourner et/ou détruire.
- bassin d'ornement, piscine : nettoyage hebdomadaire, y élever des poissons rouges.
- bâteaux : vider fréquemment, retourner ou bâcher.
- gouttière : à nettoyer et vérifier leur pente.
- fossés d'eau stagnante : à assécher ou mettre quelques gouttes d'huile de vidange.
- en cas de foyer important: épandage d'insecticide.

2- Eviter la piqûre
- répulsifs à renouveler toutes les 4 heures.
- moustiquaires.
- vêtements protecteurs (pantalon, manche longue).
- petits moyens (bombes, diffuseurs, plaquettes).

3- En cas de dengue suspectée ou avérée
- ne pas utiliser d'aspirine.
- consultation médicale
- isolement de l'intéressé sous moustiquaire avec répulsif associé si l'hospitalisation n'est pas nécessaire, le malade étant contaminant pour les moustiques pendant tout la période de température (environ 5 jours).
- avertir les autorités sanitaires pour épandage d'insecticide afin d'éviter d'autres contaminations.

TRAITEMENT

En cas de soupçon de dengue :

    • Ne pas prendre d'aspirine.
    • Consulter un médecin.
    • Eviter de se faire piquer à nouveau (repellent, mousticaire, insecticides ...), ce qui risquerait de contaminer le reste de la famille.

Le traitemement de la dengue est purement symptomatique : antalgiques pour soulager les douleurs articulaires et les maux de tête : antipyrétiques pour luttter contre la fièvre.

Seuls les dérivés du paracétamol peuvent être utilisés (DAFALGAN, DOLIPRANE, EFFERALGAN ...), car l'aspirine (ASPEGIC, SOLUPSAN, ASPRO, ...) peut induire des troubles de la coagulation sanguine et favoriser une dengue hémorragique.

CONCLUSION
La dengue sévit en Calédonie toute l'année avec quelques périodes épidémiques.
Chaque personnel informé peut, avec ces quelques conseils, agir à son domicile, dans sa brigade et éventuellement conseiller la population locale qui en fait la demande.
   
COUPS DE CHALEUR :

Intervient lorsque les mécanismes de régulation de la température corporelle ne fonctionnent plus correctement :

  • exposition à des températures élevées,
  • tenue vestimentaire insuffisament aérée,
  • activité physique intense,
  • problème de santé divers,
  • consommation d'alcool ...

symptômes :

  • malaise général,
  • transpiration faible ou inexistante,
  • forte fièvre,
  • trouble du comportement.

conduite à tenir : rafraichir le malade (ombre, emplacement ventilé, boisson fraiche, drap ou serviette mouillée ...) et demander l'hospitalisation.

   
SECURITE ROUTIERE
L'état général des routes en Nouvelles Calédonie, et l'imprudence de nombreux conducteurs doivent vous inciter à la prudence lorsque vous conduisez sur le territoire. En fin de semaine, les conduites sous l'emprise de l'alcool, en dépit des campagnes préventives et des opérations de représsion, sont particulièrement nombreuses. De plus, l'état des véhicules est soumis à des normes plus souples qu'en métropole, certains se croyant alors autorisés à utiliser des véhicules peu sûrs.Néanmoins, le conducteur calédonnien se montre généralement plus courtois et moins pressé que son homologue métropolitain.
   
CONSIGNES ANTI-CYCLONIQUES

Au début de la saison cyclonique :

  • Consolidez la fixation de vos antennes TV
  • Haubanez vos toitures et vos pergolas
  • Vérifiez et fixez solidement les toitures en tôles ondulées
  • protégez vos baies vitrées avec des panneaux en bois amovibles
  • Nettoyez vos goutières et débouchez si nécessaire les tuyaus d'évacuation d'eau des cours non protégés de la pluie
  • Elaguez les branches d'arbres situées trop prés de votre maison et pouvant céder à de fortes rafales de vent.

Préalerte :

Il s'agit en fait d'une mise en garde, une dépression tropicale étant signalée dans notre zone d'observation météologique. Les consignes cycloniques sont alors rappelées par l'ensemble des médias. Relisez-les et écoutez-les attentivement.

L'alerte N°1 est déclenchée :

Cela signifie qu'un cyclone est annoncé. Ecoutez attentivement les bulletins diffusés par le service Météorologique sur les antennes RFO et toutes les radios privées. Pour toute information météorologique sur l'évolution du cyclone, composez le 36.67.36. ou consultez le site de météo france :

http://www.meteo.nc

Mesures à prendre :

  • Consolidez les fermetures de portes.
  • Rentrez les animaux et les objets pouvant être emportés par le vent : meubles de jardin et de vérandas, outils de jardinage, poubelles, ecriteaux, jouets, tôles ondulées mal fixées, ... Tous ces objets peuvent devenir de dangereux projectiles.
  • Eloignez vous des plages et des endroits exposés à la marée,
  • Approvisionnez vous en eau potable et en produits alimentaires de première nécesité,
  • Prévoyez des lampes électriques, des lampes tempêtes ou des bougies ; prévoyez également les piles de rechange pour votre poste radio,
  • evitez les déplacments lointains,
  • Pêcheurs, palisanciers, vérifiez si votre bateau est en sûreté et consolidez les amarres.

En alerte N°1, si les fortes pluies commencent :

  • surveillez le niveau de l'eau là où les creeks et les rivières peuvent déborder rapidement,
  • conduisez avec précaution si vous étes contraint de vous déplacer,
  • Ne traversez pas les creeks et les radiers sans vous assurer de la hauteur d'eau et de l'intensité du courant.
L'alerte N°2 est déclenchée :
  • L'arrivée du cyclone est imminente
  • Ne sortez plus, écoutez la radio. Il est interdit de circuler.
  • L'endroit le plus sécurisé est alors votre maison,
  • Protégez les fenêtres : installez des panneaux de protection, ou faute de mieux, collez en diagonale des bandes de papier adhésif.

Si l'oeil du cyclone passe à proximité, il y aura une période calme. Cette période est trompeuse. Continuez à appliquer toutes les consignes de sécurité qui seront rappelées par les radios.

Aprés le passage du cyclone :

  • Ne touchez pas aux fils électriques au sol.
  • Ne téléphonez pas inutilement pour ne pas saturer les réseaux téléphoniques.
  • Ne sortez pas avant la diffusion d'avis de fin d'alerte.
   

  Bourbouille, bobos

Article des

"Nouvelles Calédoniennes"

du 11-01-03

"Chaleur et humidité favorisent le développement des bactéries et de la bourbouille. La plupart des enfants sont touchés par les unes ou l'autre.

Ce sont des bobos sans gravité tant qu'ils sont bien suivis.
Il est essentiel que les enfants soient lavés au moins une fois par jour. Les parents doivent être vigilants et appliquer un antiseptique sur toutes les lésions.
Ne pas oublier de sécher la peau entre les orteils : l'humidité favorise le développement de champignons.
L'été est là avec son cortège de plaisirs mais aussi de petits inconvénients. Les enfants, et notamment les bébés, sont les premiers touchés par ces petites tracasseries. « La chaleur et l'humidité favorisent le développement des bactéries et de la bourbouille »», constate le docteur Isabelle Missotte, pédiatre au Centre hospitalier de Magenta.
Du côté des bactéries, l'affaire est à prendre au sérieux. "Dès qu'une petite blessure apparaît, avec la chaleur et l'humidité, l'infection se déclare facilement" prévient le docteur Missotte. II faut être vigilant car, dans une petite plaie, des bactéries telles que des staphylocoques dorés ou des streptocoques peuvent apparaître et créer des infections graves. Une petite fille a été admise en service de réanimation récemment pour une septicémie déclenchée par des staphylocoques dorés après une infection à la cuisse.
Il faut laver l'enfant au moins une fois par jour et après l'avoir bien séché, il faut faire l'inventaire des lésions et y appliquer un antiseptique trouvé en pharmacie,, conseille le docteur Missotte. Par exemple, « une mycose entre les orteils peut être une porte d'entrée pour des bactéries qui déclencheront une infection », explique le docteur Maryse Crouzat, dermatologue au Centre hospitalier Gaston-Bourret. Dès qu'une plaie perdure et s'infecte, il faut consulter un médecin.
Bien moins grave, l'été est aussi propice à la bourbouille. Cette éruption de boutons accompagnée de démangeaisons est due à une immaturité sudorale, soit une mauvaise régulation de la transpiration lors de grosses chaleurs. Elle est donc tout à fait bénigne et normale chez les jeunes enfants.
II n'y a pas grand chose à faire mis à part « placer l'enfant le plus possible au frais », indique le docteur Crouzat. II faut rafraîchir la peau de l'enfant en appliquant un gant imprégné d'eau fraîche, lui mettre des vêtements amples et légers.


Un dernier conseil : ne pas oublier de bien sécher toutes les parties du corps de l'enfant après le bain, notamment entre les orteils où l'humidité favorise l'apparition de champignons. Mais surtout ne pas utiliser de talc qui, inhalé, peut être très dangereux.


Ainsi suivis, vos enfants passeront de bonnes vacances!"

Anne Gaignaire